Le burnout : Le burnout ou le syndrome d’épuisement professionnel, est, selon le Larousse : Un syndrome caractérisé par une fatigue physique et psychique intense, générée par des sentiments d’impuissance et de désespoir. Les personnes ayant généralement un burnout aiment leurs métiers, et sont acharnés au travail. Il ont aussi une fonction élevée ou au contraire, malgré leur implication, sont peu respecté par leurs clients/collègues. Ils ont aussi une forme de dénis de leur situation. Parmi les symptômes physiologique : - Fatigue, même en ayant dormi - Insomnies - Stress - Isolement - Perte de confiance et de motivation - Manque de concentration - Perte de mémoire - Comportement impulsif - Pertes de poids énormes Plus rare : - Vertiges - Malaises Et autres… Traitement : Le burnout se traite un peu comme la dépression. Cela se fait en allant voir un psychologue, en prenant des antidépresseurs, en partageant nos sentiments, en prenant des vacances… Histoire 1 de « anp87ko » sur forum.doctissimo.fr : « Burnout...il y a peu je me demandais ce qu'était que cette nouvelle invention...un truc pour les fainéants, un truc pour des gens qui ne veulent pas aller travailler et creuser davantage le trou de la sécu... Et bien non...ça m'est tombé dessus à moi aussi mais je n'ai rien voulu entendre...je n'ai pas accepté moi non plus les signaux d'alerte que m'envoyait mon corps...et puis j'ai été agressée (verbalement) sur mon lieu de travail par des usagers. Cela a duré 1h30 et ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase comme on dit... Avant, pas une grippe depuis des années, à peine un rhume, juste du stress, énormément de stress que je pensais gérer... Et bien non, pas du tout... Il m'a fallu du temps pour accepter le diagnostique de mon médecin, j'ai mal pris mes médicaments, j'en avais pas besoin, c'était pour les autres... Sauf que mon corps m'a vite rappelée à l'ordre...je suis restée bloquée, impossible de me lever, impossible de porter ma tête, impossible de faire le moindre effort...moi qui n'avait jamais été malade...une claque !!!! Aujourd'hui je prends mon traitement sérieusement depuis un mois, le moral est meilleur mais le corps veut toujours pas...il m'a dit stop... » URL : http://forum.doctissimo.fr/psychologie/stress-anxiete-angoisse/burnout-sujet_152437_1.htm Histoire 2 de « hig91yu » sur forum.doctissimo.fr : « La semaine dernière je suis allez voir mon médecin qui m'a diagnostiqué un burnout. Tout ça est venu très insidieusement au file des années, une pression permanente pour répondre aux exigences de la vie perso et professionnelle, le cumule des responsabilités (chef d'entreprise, conseiller municipal, prise de responsabilités dans d'autres entreprises). Mais depuis 6 mois, début de la fameuse "crise économique" tout s'est accentué très rapidement : objectifs non atteint, problème de trésorerie, retard dans les charges, licenciement, augmentation de la charge de travail (jusqu'à 18h par jour, parfois plusieurs semaines consécutives), sans compter les projets et problèmes des administrés des commissions municipales dans lesquelles je suis impliqué … Les symptômes ont suivi très rapidement, tout d’abord depuis plusieurs années fatigues latente, mauvais sommeil, ensuite plus récemment vertige, acouphène, fourmillement (jusqu'à la sensation d’une décharge électrique)  dans les avants bras et les mains, perte de mémoire à court terme, rythme cardiaque qui s’accélère … symptômes qui se déclenchent très souvent suite à un événement stressant ou contrariant (aussi petit soit il maintenant). Mon médecin m’a expliqué que la barrière psychologique qui gérait mon stress a volé en éclat, ce qui a pour conséquence de ne plus réguler les décharges d’adrénaline qui arrivent plein pot dans toutes les parties du corps. Évidemment le plus problématique de tous étant le cœur qui n’apprécie guère ce genre de traitement à long terme. Bref, pour le moment je suis encore sonné par cette nouvelle et j’essaye de prendre du recul face à tous ces événements. Ce qui me rassure c’est de constater dans tous les post de ce forum vous avez tous gardé l’esprit très lucide sur la situation, et qu’un burnout semble être une manifestation physiologique (le corps dit stop) alors que le mental est quasiment préservé intact. » URL : Le même site web Histoire 3 de « ded15ey » sur forum.doctissimo.fr : « Cela fait plusieurs années que j'exerce un poste à responsabilité avec des longues périodes de travail, de stress et des horaires décalés. Le stress est permanent et des pics de stress liés au boulot agrémentent parfois mes journées. Bien qu'ayant toujours su  que je suis un stressé de nature, j'ai accepté cette fonction élitiste (premier job)  qui a fait le bonheur de la famille (-->le petit fils qui a fait de belles études et qui maintenant brille dans une grosse boîte, gagne bien sa vie et qui a un avenir de super manager dans la boîte...). Je suis perfectionniste et ne sais pas déléguer... tous les ingrédients pour tomber...bas. Ce job m'a usé psychologiquement et physiquement au point de faire un burnout... Je n'ai pas su me lever un matin, c'était impossible pour moi de retourner travailler. Les signes de cette chute ont bel et bien étés présents mais je les ai ignorés (fatigue intense mise sur le compte des horaires, manque de motivation, insomnie, envie de ne rien faire, plus envie de voir mes amis, de sortir...). Bref, un jour, mon corps m'a dit "non" alors que le mental voulait continuer sur ce rythme de fous… » URL : Le même site web Histoire 4 de « Rac96ka » sur forum.doctissimo.fr : « En fait comme beaucoup d entre vous il s est installé en moi très insidieusement, petit à petit chaque jour un peu plus et chaque jour plus profond Malaises, perte de poids énorme (17 kgs), impression qu on me balançait des élastiques dans le derrière de la tête, crises de larmes inexpliquées, plus du tout envie d aller au boulot, stressée des que le téléphone sonnait, boule au ventre en continu, pertes de mémoire et je dois en oublier Malgré tout j ai lutte jusqu au jour où ayant fait 3 malaises en une semaine devant une amie et ayant passe plus de 24 h à pleurer sans pouvoir m arrêter j ai consulté » URL : Le même site web Histoire 5 de « car01dl » sur form.doctissimo.fr : « Pour moi ça a commencé par une charge de travail croissante, une course aux résultats (demandés par ma société), il nous fallait démontrer que nous étions les plus forts, ceci est encore valable aujourd'hui....les dirigeants parlent des employés comme d'une "machine de guerre" !!!!!(terme prononcé en réunion) J'ai fait mon "burnout" suite à cette pression constante et cumulée à une relation sentimentale naissante où j'étais manipulée....… Les premiers symptômes qui ont débuté 3 mois avant le BO étaient un mal être, des doutes constants sur tout, des angoisses...petit à petit les nuits sont passées de 9heures de sommeil à 6 h, puis 4, puis 2 jusqu'au jour où je n'ai plus dormi du tout, ni la nuit ni le jour........durant 7 jours (ou nuits !). » URL : http://forum.doctissimo.fr/psychologie/depression-deprime-stress/burn-out-sujet_209675_1.htm Histoire 6 de « julien2578 » sur forum.psychologies.com : « Le burn-out ... quelques mots qui n'avaient pas beaucoup de sens pour moi ... quelques personnes autour de moi y étaient déjà passés, mais c'était quelque chose qui ne devait pas m'arriver selon moi ! Aujourd'hui ma vie ne ressemble plus à ce qu'elle était avant ! Je m'appelle Julien, j'ai 38 ans, je vis en région parisienne. Un matin de février 2017, impossible de me lever, ni pour mes enfants, ni pour ma femme, et encore moins pour rejoindre mon bureau à La Défense ! En quelques secondes ma vie s'est effondrée ... le goût de la vie avait foutu le camp ! Je ne voulais plus que dormir, ne plus quitter mon lit, pleurer pour essayer de vider mon esprit de tous ces démons qui m'habitaient jour et nuit ... au mieux ... et mourir pour tout abandonner dans les moments les plus difficiles. Des lettres d'adieu à ma femme, à mon fils, à ma fille, le dernier SMS que j'aurai envoyé à mes proches, le projet d'aller en finir loin de la maison pour ne pas souiller ce lieu de vie où j'avais vu grandir mes enfants et où j'avais vécu de si belles choses. La perspective de cette chambre d'hôtel pour en finir avec cette vie devenue insupportable m'a hanté durant des semaines. Dans ma tête le scénario du départ était ficelé, tout était prévu, je savais exactement quoi faire pour le grand départ. Même l'amour de mes proches n'y changerait rien … J'ai eu ce réflexe qui m'a sauvé la vie d'aller chercher de l'aide ! Je me suis dit que je pouvais essayer de tenter une dernière chose ... mon propre sauvetage ... que deux enfants avaient certainement encore besoin de leur père pour pouvoir grandir et que les abandonner relevait de ma part d'une lâcheté qui ne me ressemblait pas ! Et pourtant j'ai été tellement proche de monter dans ce taxi qui devait m’emmener si loin d'ici … […] De février à juin 2017, je ne suis plus retourné au travail, j'ai travaillé avec mon infirmière à comprendre ce qui m'était arrivé, à comprendre pourquoi ma vie m'avait échappé et comment je pouvais la reconstruire. Elle m'a patiemment appris que le plus important est de prendre soin de soi, ce que je ne savais pas faire; pris par le quotidien d'une routine dans laquelle, chaque action n'est plus qu'un réflexe, un automatisme depuis le lever jusqu'au coucher. J'ai du tâtonner au départ car je ne savais même pas ce qui me rendrait moins malheureux. Alors j'ai fait du sport, beaucoup, j'ai pris le temps de faire des choses que je ne faisais pas avant, j'ai appris à trouver ce que j'aimais dans la vie : voir des amis, voir ma famille, profiter de ma femme et de mes enfants, prendre du temps pour moi ! J'ai été pris en charge par une psychiatre du CMP (Centre Médico-psychologique) et par une psychologue qui m'a appris que j'étais un hyper sensible et que j'encaissais sans exprimer mes émotions, j’emmagasinais les choses sans avoir aucune conscience que ce poison se répandait partout dans ma tête. Je pensais qu'on attendait de moi que j'enferme mon ressenti au plus profond de moi ... grossière erreur ! Ne pas réagir aux événements, ne pas exprimer ses émotions m'ont longtemps laissé penser que j'étais invincible sur les difficultés que nous vivons au quotidien ... dangereuse naïveté écrasante et potentiellement mortelle ! » URL : http://forum.psychologies.com/psychologiescom/deprime-depression/burn-temoignage-sortir-sujet_2358_1.htm Histoire 7 de « FLO135 » sur forum.psychologies.com : « Bonjour Julien, Je me sens très proche de ce que tu as pu vivre, à la différence qu'il m'a fallu moins de quatre années pour être victime de ce syndrome d'épuisement professionnel. Alors oui pas besoin d'avoir bosser toute sa vie ou une grande partie dans une entreprise pour que cela vous touche, certains facteurs le favorisent, votre personnalité, votre envie d'aller toujours plus loin vers le perfectionnisme, de corriger les erreurs de vos collègues, de les aider, de vous surcharger de travail. Pour ma part, c'était un travail d'équipe, en fait pour vous expliquer j'étais secrétaire médicale et travaillais dans un cabinet privé avec 13 médecins spécialistes, l'effectif des médecins est passé de 10 à 13 et bientôt 14 en à peine trois années, ce qui équivaut à une nouvelle embauche d'un médecin par année, simplement sans nouvelle embauche de secrétaire. Un cabinet qui ne cesse de s'agrandir, des médecins, pour certains chirurgiens, dotés d'une grande ambition. Je me rends compte aujourd'hui que l'on n'était pas de simples secrétaires à y travailler mais des assistantes. J'ai toujours été très appliquée au travail, et toujours voulu le faire du mieux possible, cependant certains facteurs l'ont rendu difficile, de plus en plus jusqu'à devenir cauchemardesque. Si je suis restée aussi longtemps c'est parce que mon travail avait un sens quand j'étais face aux patients, même si l'on n'avait pas toujours le temps nécessaire avec chacun d'entre eux, on était là pour les aiguiller et rendre leur visite la plus agréable possible, et pouvoir les rassurer au mieux. Excepté qu'à force de tirer sur la corde, vous en oubliez votre propre santé (mentale, physique, les deux pouvant être étroitement liées), et vous n'arrivez plus un matin à y aller, vous êtes réveillée, dans votre lit, et pourtant cela vous est impossible d'aller travailler, vous avez comme un déclic qui vous dit que vous ne pouvez plus supporter ce que vous représentez chaque jour, que ce ne sont pas vos valeurs, que les conditions de travail sont inacceptables, vous culpabilisez de laisser vos collègues avec la charge considérable de travail, mais la vérité c'est que personne n'est irremplaçable, même pas vous. Comme vos collègues ne réagissent pas comme vous, vous vous dites que c'est vous qui avez un problème, que vous êtes trop sensible, peut-être oui, mais je n'ai pas envie d'étouffer cette sensibilité au service de l'argent et de la productivité. Parfois vous avez l'impression de ne plus rien ressentir tant votre travail est lourd et de vous être blindée, et là vous tirez la sonnette d'alarme. J'avais eu pourtant de nombreuses alertes auparavant, des crises d'eczéma, des très grosses fatigues chroniques, mais vous vous dites que vous devez aller travailler, que chaque métier a son lot de difficultés, mais fallait-il pour autant supporter cette maltraitance psychologique ? Ce non respect de la part de certains médecins envers nous mais aussi envers les patients, vous avez cette voix au fond de vous qui vous dit de réagir, ce puissant sentiment d'injustice qui vous indigne et pourtant ce sont vos patrons, alors vous ne faites rien, comme à chaque fois, la colère redescend puis vous essayez de l'enfouir, jusqu'au jour où ce n'est plus possible. Nous ne devrions pas supporter la maltraitance, peu importe notre situation, il y a toujours des solutions, trouver du travail ailleurs, changer de métier. » URL : Le même site web Histoire 8 anonyme sur madmoizelle.com : « J’avais alors ma propre vision du burn-out : je m’étais imaginé que pour être affecté-e par le syndrome (dit d’épuisement professionnel), il fallait – de façon logique – être âgé-e ou traîner derrière soi une longue expérience professionnelle, pénible, de surcroît. Ou détester son travail, s’y rendre quotidiennement avec les pieds de plomb, se sentir rompu par les délais intenables et une reconnaissance inexistante du travail abattu. Je croyais que pour en souffrir, il fallait remplir une série de critères. Et que ça touchait surtout les professions à risque – sans réaliser que la mienne en faisait partie, et en bonne place ! – les professions des autres, en somme. Bref, le burn-out, ça arrivait aux autres. Pas à moi. Pas après un an et demi de boulot. Pas à mon âge. […] Juste après l’été, et sans raison apparente, je me suis mise à attendre le week-end avec une impatience plus forte, à prendre des petits congés tous les mois : trois jours par ci, une semaine par là. Je comptais les jours me séparant des prochaines pauses. Je ne me suis pas inquiétée une seconde : j’étais fatiguée, et alors ? Je continuais à me lever – un peu plus tard tous les matins – avec le sourire, et à me rendre au boulot le cœur léger. C’est à cette période que je me suis mise à souffrir de migraines plus fréquentes. À ressentir physiquement les effets d’un stress qui jusque là m’avait semblé porteur et euphorisant. Et cette fatigue qui ne faisait qu’amplifier. Mes entretiens sont devenus plus maladroits, et en très peu de temps, j’ai eu la sensation de me laisser manger toute crue par mes clients. Je n’avais plus la force de m’imposer, et peu à peu, ils ont fait la loi. Il y a eu des cris, des insultes et des menaces. Je continuais à dédramatiser, à conserver ces anecdotes dans un coin de ma tête pour en faire quelque chose de rigolo, d’impromptu à glisser en pleine conversation. Mes piles de dossiers continuaient à s’accumuler, comme toujours, à la différence cette fois, qu’elles ne diminuaient plus. J’étais en train de couler, sans le réaliser. Du jour au lendemain, j’ai commencé à craindre certains de mes clients. À la fois en raison du lot de souffrances qu’ils traînent avec eux partout où ils se rendent, mais aussi et surtout, parce que mon corps ne le supportait plus. […] Ça s’est fait de façon tellement insidieuse que j’ai eu la sensation que tout m’était tombé dessus le jour où j’ai tout bonnement été incapable d’embarquer dans le métro censé me déposer au boulot. Toutes les quatre minutes, le métro me passait devant, et moi, je ne pouvais pas monter à bord. C’était devenu impossible, en une nuit. J’étais épuisée, rompue, en proie à un découragement total. L’idée de me rendre sur mon lieu de travail était l’idée la plus absurde qui soit. Je me suis effondrée. C’était terminé. Je n’avais rien vu venir, absolument rien. Par je ne sais quel miracle, j’ai fini par atteindre mon lieu de travail. J’ai passé une journée étrange : pris rendez-vous avec un médecin, rangé consciencieusement mes dossiers comme si je pressentais que je ne reviendrais pas avant longtemps, et effectué mes dernières visites à domicile. Je me suis écroulée plusieurs fois en pleine rue, en larmes, avec l’impression que je ne parviendrais pas à rentrer chez moi. Le soir venu, au simple : « Comment allez-vous ? » de mon médecin, j’ai pété les plombs et j’ai tout déballé. Le stress, la peur, la fatigue, le découragement, l’horreur pure à l’idée d’avoir à y retourner. C’est ce médecin, qui le premier, m’a parlé de burn-out. Et m’a fait réaliser que j’étais en plein dedans, que retourner travailler, ne serait-ce qu’une journée, serait dangereux pour moi. Elle m’a dit qu’il allait me falloir du temps, beaucoup de temps. Pour me retrouver, me reposer, et me reconstruire. Je suis ressortie de son cabinet avec des antidépresseurs et un certificat longue durée. Sonnée, mais soulagée. » URL : http://www.madmoizelle.com/burn-out-164531